Archive pour août 2009

Citroën DS Inside, le retour vers le futur

Lundi 31 août 2009

Citroën veut faire du neuf avec du vieux. La toute nouvelle DS Inside censée tirer ver le haut l’image de la marque aux chevrons s’inspire peut-être de ses grand-mères qui ont marqué les années 60 de leur empreinte. Au premier coup d’œil, l’on ne peut s’empêcher de dire que cela n’a rien à voir. Le DS Inside est une sorte de modèle d’exposition, une version parfaite qui sera décliné en trois versions de série. La première série de DS3 est attendue sur le marché dès 2010. Elle sera chic et branchée en tant que DS. Sportive, elle sera dotée de trois portes avec une particularité inédite. Le montant B ne rejoint pas le toit car elle est cachée par la vitre dans la partie du haut. Après une présentation à la presse à Paris, la DS Inside a été révélée au Salon de Genève. Cette belle petite citadine sportive a attiré bien de regards par son élégance, vêtue de sa jolie robe de couleur grise avec un petit haut rose. Sur le marché, la nouvelle DS sera en concurrence directe avec la nouvelle Mini Cooper. Citroën avoue la référence à ce qu’elle qualifie de patrimoine de l’automobile française pour incarner l’audace et l’anticonformisme. L’esprit DS est différent, d’ailleurs Citroën à attribué au sigle légendaire la signification de « Different Spirit ». Il sera le symbole du défi et du savoir-faire, comme celui du design et de l’élégance. Il s’inspire d’une ancienne gloire de la famille au lieu de se mettre au diapason avec les tendances et codes du moment en matière de haut de gamme. La nouvelle Citroën veut être une déesse avec des lignes fluides et scripturales. Outrageusement élégante, elle veut attirer tous les regards. Son aileron de requins sur le flanc lui donne un peu d’agressivité. La DS affiche fièrement ses rondeurs. Son imposante calandre chromée lui donne une certaine autorité tandis que le design de ses yeux donne du caractère à son visage. Ses feux arrières sont destinés comme des bijoux… Son vitrage abrupt et presque panoramique en vitre fumé donne une touche de glamour. Décidément, il ne faut pas chercher de la modestie chez la DS Inside. Les deux versions présentées rivalisent de sophistication et de raffinement, elles seraient adaptées à deux modes de vie différents. Pour les dandys anticonformistes, l’élégance de la DS sera présentée dans la robe grise avec un toit et les rétroviseurs de couleur rose vif laqué. La DS Inside Séduction, pour les séducteurs, associe le brun avec des éclats métalliques. Avec la DS, Citroën lance son offensive sur un marché de l’automobile morbide et miné par la crise mondiale. Un sérieux coup d’accélération sera donné par la marque qui envisage de lancer six modèles dans les trois prochaines années. L’esprit de séduction de la DS va animer Citroën pour proposer de nouvelles voitures sorties dans un contexte difficile et défavorable pour l’ensemble de l’industrie automobile. De la DS Inside seront créées des voitures différentes et de qualité. Leur prix sera légèrement plus élevé que les standards Citroën mais ne sera pas moins compétitifs comparé à ceux de ses concurrents directs. Trois gammes sont prévues par la marque aux deux chevrons. La DS 3 qui est un coupé premium du segment B, la DS 4 de la catégorie des berlines compactes en M1 et la DS 5, une familiale en M2 auront le même esprit DS Inside. Elles seront différentes par leur taille. La résurrection de la DS ne fait pas l’unanimité. Les nostalgiques du phénomène qui a vu le jour en 1955 pour bouleverser la planète automobile voit d’un mauvais œil l’association du nom de légende à une série déjà existante qu’est la C3. Citroën y perdrait de son esprit avant-gardiste. La vraie DS n’a pas été qu’un nouveau design, elle a été une véritable innovation, voir révolution dans le domaine de la technologie. Est-ce juste un coup marketing ou une véritable renaissance pour la DS. La marque aux deux chevrons a décidé de toucher à un mythe pour marquer ses 90 ans. Par contre, elle va de l’avant et ne tombe pas dans le rétro-design comme certains de ses concurrents. L’héritage spirituel est en tout cas bien là. Les nouvelles DS seront des voitures haut de gamme et qui embarqueront des technologies. Il faudra faire un test ADN pour prouver la filiation entre la DS 21 et la DS C3 !

Bentley Continental Supersports, le monstre qui se dit vert

Jeudi 27 août 2009

C’est un monstre de puissance et de vitesse. La Bentley Continental Supersports est une voiture “verte” puisque c’est très rare qu’une aussi grosse cylindrée soit aussi peu polluante. Son secret, le biocarburant. Serait-ce une version améliorée et écologique du Bentley Continental GT. En tout cas, la Supersports confirme l’engagement de la firme britannique à réduire la consommation des ses voitures et aussi les émissions de gaz carboniques. Pour marquer le coup Bentley a fait le plein pour son modèle « extrême »: la voiture la plus puissante que le constructeur n’ait jamais fabriquée. Il y a donc un paradoxe qu’il convient de démystifier. La Bentley Continental Supersports est plus puissante que la version GT puisqu’elle gagne 21 ch supplémentaires. Ce qui fait un total ahurissant de 620 ch sous le capot. Grâce au bioéthanol, l’émission de gaz carbonique serait réduite de 70% selon Bentley, avec un calcul savant comme justification! Une affirmation à laquelle peu de gens ont finalement cru. La Continental GT est en effet classée dans le top 20 des voitures les plus polluantes puisqu’elle a un taux d’émissions Co2 de 396g/km. Si la Continental Supersports émettait effectivement 70% de moins, elle serait aussi propre qu’une berline équipée de six fois moins de chevaux et qui émettent dans les 120 g/km. Que l’on ne s’y trompe pas pour cette fausse bonne nouvelle pour les défenseurs de l’environnement. La Bentley Continental Supersports supposée voiture verte n’a pas la vertu d’une Smart ou d’une Twingo. Elle émet 338g de Co2 au kilomètre. Ce qui fait plutôt proche des 70 g de moins que pour la Continental GT et non pas 70%. Faut-il s’en étonner quand on sait que la supersportive de Bentley consomme 16l de bioéthanol au 100 km. Le moteur W12 de 620 ch et l’étonnante force et le tonus de la belle justifient pleinement cette gourmandise. La Bentley Continental Supersports est une bête de course qui avale les 100 m départ arrêté en 3.7 petites secondes. Elle atteint une vitesse maximale de 329 km/h. Par souci de performance et d’économie, si ce mot est utilisable dans le monde des sportives de luxe, la Bentley Continental Supersports se veut être plus svelte que la Continental GT. Elle a 200 kg en moins grâce à la suppression de la banquette arrière. Cela ne représente même pas les 10% du poids de la Bentley. La marque est réputée comme étant celles de grosses et belles voitures de luxe, y compris les sportives. La Bentley Continental Supersports fait 2,2 tonnes à la pesée. Ce qui ne l’empêche pas d’ailleurs de filer à la vitesse d’une formule 1 car le rapport poids/puissance le lui permet largement. Au niveau de l’esthétique, la Continental Supersports se démarque de sa grande sœur GT. A l’extérieur, l’entrée d’air est plus imposante. L’écope sur le capot est plus fonctionnelle qu’esthétique, contribuant à refroidir le puissant moteur en dessous. A l’intérieur, on remarque l’absence de siège arrière qui laisse place à un compartiment à bagage pas très large mais suffisant. Même s’il n’y a pas de sièges passagers à l’arrière, les sièges de devant sont rabattables. C’est pratique pour mettre les bagages dans le compartiment réservé pour cela. La Bentley Continental Supersports innove dans le ton à l’intérieur. Fini le bois précieux et place au carbone. C’est toujours aussi luxueux, tant pis pour l’ambiance club que l’on ne regrette pas forcément face à ce style épuré, élégant et moderne. La Bentley Continental Supersports n’est pas un concept-car mais elle sera la base d’une nouvelle philosophie, d’un nouveau type de voiture que la marque projette de lancer ces trois prochaines années. Toujours plus fort, toujours plus vite mais aussi plus économique et plus écologique. Il faut reconnaître que l’anglaise ne tombe pas dans la démesure, jusqu’ici. La Bentley demeure un joli monstre qui n’a rien d’une terreur pollueuse sur les routes, comparé à d’autres modèles tendant vers le 500g de Co2 par kilomètre. Sur le segment de grosses sportives de luxe et des voitures de sport, la course à la pollution prend des proportions inquiétantes. A l’image de la Bentley Continental Supersports, l’anglaise a le mérite de se lancer dans la course à la puissance avec une certaine préoccupation écologique. La vraie révolution serait que les Bentley réduit de 70%… le nombre de chevaux de ses moteurs !

Subaru Justy, l’éternel renouvellement

Mercredi 26 août 2009

Cela fait plus de dix ans que ca dure. On continue toujours de parler d’une nouvelle Subaru Justy. Justement, la petite citadine a pris un grand tournant depuis que la marque a été reprise par Toyota, cédée par General Motors. Désormais, la firme Fuji Heavy Industries regroupe les intérêts de Toyota, Subaru et Daihatsu. Elle crée et développe une base commune pour les trois constructeurs. Depuis, les nouvelles Subaru Justy s’inspire fortement de la Daihatsu Sirion. On parle même de clonage ! Peu importe pour la citadine de Subaru qui voit en sa nouvelle famille des moyens de devenir plus propre avec un taux d’émission de CO2 revu à la baisse, étant donné que dans la lignée des Subaru, on privilégie surtout la performance des gros moteurs. Avec la Subaru Justy Justy qui est équipée d’un petit moteur de trois cylindres essence de 1 litre, les émissions de gaz sont acceptables sans être exceptionnels puisqu’elles sont de 118g/km. La petite japonaise peut faire du bruit sous le capot, un peu trop d’ailleurs. Elle déploie une puissance de 69 ch avec un couple maximum 94 Nm à 3 600 tr/min. Il ne faut pas oublier qu’elle est faite pour le cycle urbain. Ses dimensions sont alors à ses avantages. Avec 3,61m de longueur et 1,66 de largeur, la Justy est plutôt haute sous la toise, culminant à 1,55m. Elle a un empattement de 2,43m et un garde au sol de 15 cm. Côté design, elle associe des rondeurs avec des formes carrées. On regrette qu’elle ne soit pas mieux protégée au niveau de la carrosserie. A l’instar des stars de la ville, la Subaru Justy à un petit diamètre de braquage, se contentant juste de 9,4m. Tonique et maniable, elle s’avère aussi économique. Elle peut atteindre une vitesse maximale de 160 km/h avec une accélération moyenne, faisant 13.90 secondes au test du passage de 0 à 100 km/h. La Justy a une consommation mixte de 5 litres/100 km. En ville, dans son élément, elle réclame 6 litres au 100 km. La Subaru Justy a des freins performants, à disques à l’avant et à tambours à l’arrière. Ceux-ci bénéficient d’un ABS, d’un système de freinage d’urgence et d’un répartiteur électronique de freinage. A l’intérieur, la petite Subaru hérite aussi de la Daihatsu le bloc d’instrumentation qui est monté sur le bloc du volant. Ce qui fait que, pour ajuster le volant réglable en hauteur, c’est tout l’ensemble, l’affichage du compte-tours et du tachymètre, l’ordinateur de bord, qui bouge. On peut ne pas aimer la forte présence de plastics durs dans l’habitacle. Les personnes de grande taille seraient gênées au volant de cette citadine. Par contre, elles seront à l’aise installées à l’arrière où l’espace aux jambes est plus généreux. A l’instar des voitures de petite taille, la Subaru Justy est maligne, proposant des rangements et des compartiments insoupçonnés exploitant tout espace disponible. On apprécie aussi les dossiers inclinables ainsi que la grande ouverture des portières, avec un quasi angle droit, facilitant l’accès à bord pour les enfants et les bébés. Le coffre de la Justy est assez limité avec une capacité de 225 litres. On peut gagner un peu d’espace en rabattant le dossier et les assises de la banquette arrière et disposer ainsi de 640 litres. Le hayon qui s’ouvre très haut est un plus qui fait oublier la petitesse du coffre. La Subaru Justy serait faite pour la ville et uniquement. Ses qualités routières sont plutôt moyennes, faibles reprises à cause de rapports supérieurs particulièrement longs, suspensions capricieuses, faible insonorisation… gare aux longs trajets ! La petite compacte japonaise se donne les airs d’une anglaise outre-manche. La Subaru Justy est proposée en une série limitée en adoptant un look différent beaucoup plus aguicheur à la Mini. La Subaru Justy “Twin Cam Limited Edition” est parée de stickers latéraux, a des vitres teintées. Elle est dotée de jantes 15 pouces Monza R, une double sortie d’échappement. De couleur bi-tons noire et blanche, elle est vêtue de noir avec du blanc traçant une large ligne sur le capot et sur le toit. A l’intérieur, les oreilles peuvent apprécier la sono premium et les yeux se délecteront sur un habitacle classe avec des détails comme le volant et le pommeau de vitesse gainés de cuir. Que ce soit à Londres ou à Paris, la Subaru Justy peut être à son aise en raison de sa vocation résolument urbaine.

Volvo XC 60 D5 Xénium, le tout-chemin de luxe

Mardi 25 août 2009

Si les SUV ont permis aux 4×4 de se faire accepter en ville, ils n’ont pas été totalement acceptés. Le luxe et le confort ne suffisent pas forcément à séduire une clientèle et une opinion publique de plus en plus portées sur l’écologie. Les constructeurs comme Volvo sont obligés de suivre la tendance. La marque suédoise n’a pas cherché bien loin pour se relancer sur le marché en lançant sont SUV compact mieux adapté à l’attente du moment, le Volvo XC 60 D5 Xénium. Ce modèle fait partie des plus grands petits 4×4 de luxe. Le XC 60 est en quelque sorte le petit frère de la XC 90 qui n’a pas été aussi compacté que cela car seulement 18 cm ont été enlevés sur la longueur. Elle fait 4,63m de long, 1,89m de large et 1,71m en hauteur, des dimensions extrêmes pour un modèle compact. Son large coffre de 490 litres confirme cette impression. On va dire que les modifications entre le XC 90 et le XC 60 avaient surtout pour but de donner plus de punch et de dynamisme à la voiture tout en lui donnant une silhouette plus fine et élégante. Pour un 4×4, le Volvo XC 60 D5 est plutôt féminine. Ses courbes généreuses sur les côtés bien visibles par l’arrière lui donnent des rondeurs qui adoucissent les lignes. Ses charmes se soulignent aussi sur les vitres latérales qui s’effilent vers l’arrière, accentuant l’effet compact de la voiture. A l’avant, les lignes et les angles sont mis en valeur par du relief. Les phares, le becquet, une calandre rehaussée par du chrome et qui arbore fièrement le logo de la marque… le XC 60 Xénium est plutôt coquet. A l’intérieur, c’est le luxe et le confort qui s’affichent. Couleurs crème et chocolat, Volvo ne manque pas de goût quant il s’agit de décorer son SUV favori. Sièges, volants, pommeau de vitesse aux coloris clairs, le tableau de bord pour le foncé. Si l’habitacle de cette finition haut de gamme qu’est le Xénium est dans la tradition Volvo, une petite évolution est à signaler sur la console de commande centrale qui est désormais tournée vers le conducteur pour une meilleure maniabilité. On apprécie aussi le GPS de série qui est encastré dans le tableau de bord, donnant une meilleure ergonomie à l’ensemble. La radio 6CD est impressionnante avec ses 8 HP, des amplis 4×40W et une clé USB. Sous le capot, le Volvo XC 60 D5 est doté d’un moteur de 185 ch avec un couple moteur de 400 Nm. Ce 4×4 de ville déploie ses quatre roues motrices en permanence. Il est doté d’une boîte de vitesse automatique à six rapports à laquelle il faut s’habituer. Le XC 60 est réputé souple et facile à conduire et il ne vous privera pas du plaisir du volant. A vous de réveiller la bête qui est en lui. La vitesse maximale du XC 60 est assez raisonnable puisqu’elle n’est que de 205km/h. Ce petit monstre des villes peut atteindre les 100 km/h en 9.5 sec. Pour déplacer les 1800kg du XC 60, il faut beaucoup d’énergie. La consommation de carburant n’est pas pour autant exagérée sans être économique. Elle est de 7,5l/100 km en moyenne mixte et flirte avec les 10l en ville. Sur route et en extra-urbain le XC 60 s’avère plus économe avec 6,2l/100 km, ce qui n’est pas mal du tout pour un 4×4 faussement compact. On dit par ailleurs que ce SUV suédois est un excellent routier. Il se distingue par une bonne tenue de route agrémentée d’un confort absolu pour tous les passagers, d’un bon freinage, d’une bonne tenue de caisse, d’une bonne suspension… Tous les superlatifs se dissipent toutefois si on pousse le Volvo XC 60 à bout. De même, ce modèle se confirme bien en tant que 4×4 de ville ou ce que l’on a coutume d’appeler un tout-chemin. Son empattement assez élevé lui permet de franchir certains obstacles. L’élégant suédois n’est pourtant pas un baroudeur qui ne recule devant les épreuves de franchissements qu’un tout-terrain passera sans mal. L’argument premier de Volvo reste la sécurité. La voiture va freiner à votre place si elle détecte un obstacle et qu’elle roule à moins de 30Km/h, tout cela grâce au system City Safety. Ce dernier sert surtout à calculer le degré de freinage nécessaire quand il y a un obstacle, permettant ainsi d’éviter une collision. Le Volvo XC 60 D5 Xénium embarque de multiples équipements de sécurité qui vous aide à bien conduire, à mieux se garer, à prévenir les accidents. Il y en a qui trouvent tout cela encombrant.


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