Archive pour octobre 2009

Hyundai ix55, le Veracruz européen

Lundi 26 octobre 2009

Peu importe la crise, Hyundai s’en tient à son programme produit. C’est un peu avec surprise et scepticisme que le monde de l’automobile a accueilli l’annonce de l’arrivée sur le marché du Hyundai ix55. Le constructeur coréen persiste et signe. Il propose en fait une version européenne d’un SUV qui est déjà commercialisé en Corée du Sud et aux Etats-Unis sous le doux nom de Veracruz. Ce dernier fait l’objet d’une acclimatation au marché européen. Le Hyundai ix55 reçoit un nouveau moteur plus approprié et voit ses lignes remodelées. Au niveau motorisation, il reçoit un V6 turbodiesel CRDi 3 litres. Le moteur développe une puissance de 240 ch à 3800 tr/min avec un couple de 451 Nm entre 1750 et 3500 tr/min. Hyundai inaugure le moteur à rampe commune couplé à une transmission automatique à six rapports. L’ix55 a une vitesse maximale limitée électroniquement à 200 km/h. Il se débrouille au test d’accélération affichant un honorable chrono de 10.4 sec pour atteindre les 100km/h. Cette grosse cylindrée est du genre gourmande demandant 9,4 litres / 100km en cycle moyen. Son taux d’émissions de gaz carbonique n’est pas exemplaire puisqu’il culmine à 249g/km. Les premières livraisons du SUV coréen ne sont pas équipées de filtre à particule. Ce sera chose faite à partir de mai 2009 pour que l’ix55 s’adapte aux normes européennes. Le Hyundai ix55 est un SUV qui a une vocation familiale bien en phase avec la culture automobile européenne. Il a certaines familiarités avec les i10 et i30. Qu’est-ce qui a changé pour passer de Veracruz à ix55 ? Pas grand-chose si ce n’est l’essentiel : les réglages censés adapter la voiture à la conduite à l’européenne. Ceux-ci ont été opérés au niveau de la direction et de la suspension. Quant aux amortisseurs, ils sont plus raides. Comme Veracruz, l’ix55 a une assiette surélevée pour faire de lui un tous-chemins qui sera à l’aise sur les pistes boueuses ou sur la neige. La transmission intégrale semi-permanente a été reconduite. L’habitacle n’a pas été sujet à d’importantes mutations. L’ix55 garde la configuration 7 places. Si le coffre n’est pas particulièrement généreux, il le devient une fois la deuxième banquette arrière rabattue. On obtient alors un volume de 598 litres. Avec deux banquettes rabattues, l’espace de rangement passe à 2457 litres. Le Hyundai ix55 n’est pas un petit tous-chemins. Ses dimensions en attestent : 4,84m en longueur, 1,95m en largeur et 1,81m en hauteur. Il n’est pas un gros SUV non plus. C’est donc un presque gros tous-chemins qui propose 7 places. C’est un genre nouveau inauguré par les Volvo XC90 ou Mercedes ML, et qui ne fait pas encore beaucoup d’adeptes. Hyundai y trouve un compromis entre le revirement du marché et des réglementations qui sont en faveur des petits SUV plus économiques, moins polluants mais moins puissants. On peut dire que l’ix55 a été conçu quand le contexte lui était encore favorable. En tout cas, le constructeur coréen n’a pas fait marche arrière et lance son SUV familial de luxe en Europe. Sur le Hyundai ix55, la culture du luxe ne s’est pas européanisée pour autant. Le goût est résolument asiatique mais le confort y est certainement. L’équipement de série est assez fourni. L’ix55 embarque un système audio Infinity et un ordinateur de bord. Il a des sièges chauffants à l’avant et à l’arrière. La finition et la sellerie en suédine est appréciable. Avec une climatisation double zone avec commandes séparées à l’arrière, un système de climatisation aux commandes séparées, Hyundai se soucie du confort de chaque occupant de la voiture. Par contre, le plastique ne fait pas l’unanimité, comme c’est le cas sur de nombreux modèles asiatiques. Le design de l’habitacle assez simple n’en fait pas une voiture démodée. Au contraire, l’intérieur de l’ix55 dégage une certaine modernité. Au niveau sécurité, le SUV de Hyundai est doté de 6 airbags. Il est équipé de capteurs de pluies et de phares xenon. L’ouverture de son hayon est électrique. Le constructeur coréen essaie de contourner les effets de la crise sur le marché en misant sur le rapport qualité/prix. La concurrence est rude même si les adversaires directs de ce modèle ne sont pas nombreux. De plus, l’ix55 doit composer avec le système bonus/malus écologique dans un pays comme la France, ce qui risque de le rendre moins attrayant.

Skoda Octavia II, une phase II améliorée

Jeudi 22 octobre 2009

La Skoda Octavia II est un modèle qui marche, commercialement parlant s’entend. C’est donc normal que le constructeur tchèque appartenant au groupe Volkswagen ne change pas une voiture qui fait gagner depuis 2004, le début du type II, se contenant de quelques aménagements et améliorations. Du coup, le modèle phare de la marque se rajeunit sans que l’Octavia II originelle ne vieillisse trop vite. Sur la robe de la voiture, que de petites retouches pour affiner ses lignes. L’aile a été redessinée pour perdre ses rondeurs et adopte une ligne avec passage de roue plat. La grande mutation a eu lieu sur les phares. Moins rectangulaires, ces derniers perdent leur austérité en adoptant une forme plus esthétique, étant étirés en remontant vers l’aile. Ils peuvent être équipés de phares Xénon directionnels, disponibles en option, pour l’éclairage en courbe. Si la calandre avec un cadre chromé n’a pas trop évolué, l’on peut signaler le bouclier qui reçoit les antibrouillards sur les coins. Les rétroviseurs extérieurs sont très fonctionnels. Ils sont électriques, rabattables et dégivrables. On apprécie aussi les clignotants intégrés qui servent à signaler votre intention aux usagers de la route qui se trouvent à vos côtés. A l’arrière, l’Octavia II phase II est fidèle au design en forme de C formé par les feux. Des catadioptres supplémentaires sont disposés sur le pare-choc arrière. Côté motorisation, Skoda propose un impressionnant panel pour donner un très large choix aux clients. L’Octavia II est proposé selon trois moteurs diesel et cinq moteurs essence. Parmi ces derniers, quatre ont déjà fait leur preuve. On connaît l’Octavia II par ses moteurs essence de 1,6 litre de 102 ch, de 1,8 litre turbo de 160 ch et de 2 litres turbo de 200 ch. Il existe aussi avec un moteur de 1.4 l développant 80 ch, un modèle qui n’est pas commercialisé en France. Skoda suit la tendance des petits moteurs puissants. Le nouveau 1.4 litre essence de l’Octavia II phase II n’a a priori rien d’impressionnant. Pour une si petite cylindrée, il est exceptionnel de développer une puissance de 122 ch. Le couple moteur atteint les 200 Nm, accessible dès 1500 tr/min. Pour en avoir une idée plus précise, la voiture atteint en vitesse maximale les 203 km/h. Elle étonne au test d’accélération, passant de 0 à 100 km/h en 9.7 sec. Pas mal du tout pour une berline familiale. Avec ce nouveau petit moteur puissant, l’Octavia II n’est pas devenue plus gourmande. Sa consommation en carburant est de 6,6 litres en cycle mixte. Le taux d’émissions de CO2 n’est pas cependant irréprochable puisqu’il est de 154g/km. Ce nouveau moteur bénéficie aussi de la nouvelle boîte de vitesse DSG 7 qui permet de changer de vitesse très facilement, améliorant encore plus l’agrément de conduite. L’Octavia II n’est pas moins bien pourvue en moteur diesel. Skoda propose le 1,9 litre de 105 ch ainsi que deux autres moteurs tous avec une cylindrées de 2 litres mais développant respectivement une puissance de 140 ch et de 170 ch. Pour les sceptiques, ce n’est pas pour rien que Skoda fait partie de la grande famille de Volkswagen. On peut s’en convaincre à travers la fiabilité et la tenue de route de l’Octavia II. Le bon comportement routier se vérifie par la précision et l’efficacité du freinage. La vivacité de la voiture ne nuit pas au confort intérieur vu que même le moteur diesel ne se fait pas trop entendre. L’Octavia II phase II garde à peu près les volumes intérieurs mais innove du côté appendice avec notamment un nouveau volant, des nouveaux blocs climatiseur et radio. Les nouveaux éléments de commandes contribuent à cette illusion d’un look différent. Skoda mise aussi sur l’utilisabilité. La graduation blanche du combiné du tableau de bord offre une bonne lisibilité des informations de conduite. Côté confort, l’Octavia II est doté de sièges chauffés. Un accoudoir équipé d’un compartiment se trouve au milieu de la banquette arrière qui est rabattable. Les places arrières sont par ailleurs spacieuses. Banquette arrière rabattue, le coffre passe de 560 litres à 1 420 litres. Bref, l’Octavia II phase II offre plus d’espace sans avoir eu à toucher à l’empattement de la voiture ni à ses dimensions qui sont toujours de 4m57 de long et 1m77 de large. Inclassable, la Skoda Octavia II se trouve entre la berline familiale et les imposantes compactes actuelles. Peu importe, car le but était de proposer une solution idéale aux jeunes familles à petit budget qui peuvent se tourner vers un véhicule familial mais dont le prix est plus accessible.

Honda Insight II Hybride low cost, l’essence économique

Jeudi 15 octobre 2009

Ce n’est pas tous les jours que l’on s’intéresse à une voiture hybride pour autre chose que son caractère écologique. La Honda Insight II, Hybride low cost, comme son nom l’indique mise sur son prix pour s’attaquer au marché comme la France. La japonaise a baissé ses prétention technique pour atteindre cet objectif économique. Résultat, on a une Honda Insight tout à fait respectable sans être une voiture aboutie qui embarque une kyrielle de fonctionnalités technologiques. La Honda Insight II, Hybride low cost, a la lourde mission de booster l’image des hybrides dans les pays accros au diesel. En France, seulement 0,5% des immatriculations sont des voitures hybrides. Ces dernières sont les joujoux des fanatiques des causes environnementales qui ne rechignent pas à payer plus cher leur voiture. Il fallait donc une voiture moins chère et plus économique pour concurrencer les diesels. Honda se sert de l’échec de son modèle Civic Hybride il y a quelques années et du succès de son concurrent Toyota qui est reconnue comme l’exemple à suivre grâce à sa voiture parfaite sur le plan technologique, la Prius. La Honda Insight II Hybride low cost se veut être une voiture qui a le look qu’il faut, qui permet de juger au premier coup d’œil qu’elle a des qualités écologiques. Elle n’a pas l’ambition de se mesurer à la Prius, d’où son positionnement très clair dans le segment low cost. Comparée à sa grande sœur, la Honda Civic Hybrid, la Honda Insight II a un moteur beaucoup plus petit. Celui-ci fait juste 37,5 mm d’épaisseur alors que le moteur électrique de la Civic en avait 61,5 mm. Le coût de la mécanique a été révisé à la baisse, jusqu’a -40% pour faire baisser le prix de vente. C’est plutôt un succès puisque la Honda Insgiht II est la première voiture hybride qui descend sous la barre des 20 000 euros. Que propose donc Honda à ce prix. Honda s’est fortement inspiré du modèle universel de l’hybride qu’est la Toyota Prius. Doté d’une motorisation plus petite, l’Insight II est un peu plus petite, quelques centimètres en moins que ce soit dans la longueur ou dans la largeur. La vraie différence est que la Honda est 7 cm plus basse. Ce qui lui donne une allure plus sportive, plus compact. Il ne faut pas être très grand si l’on veut s’asseoir sur les sièges arrières de la Honda Insight II. On dirait que ceux-ci ont été conçus pour les enfants, du moins pour les personnes de taille moyenne. Sa modularité permet à la Honda de disposer d’un espace coffre important grâce à la banquette rabattable. Côté motorisation, la Honda Insight II Hybride low cost est doté d’un moteur à essence 1,3 l de 88 ch accouplé à un moteur électrique de 14 ch. Difficile de sentir la différence entre les deux moteurs sur la route. Une indication claire sur le tableau de bord permet de savoir si la consommation d’essence est suspendu et que l’électrique prend le relais malgré le fait que le gros moteur thermique tourne. Il ne faut pas croire que le côté hybride n’est obtenu qu’à petite allure. A environ 100km, si le conducteur a le pied levé pour aborder un virage par exemple, l’électrique entre en jeu. Honda a choisi, dans son hybride, de se servir du moteur électrique comme appoint du thermique. Elle dispose aussi d’une technologie qui permet de gérer les soupapes pour suspendre la consommation de carburant. Sur le tableau de bord, sur fond de l’indicateur de vitesse, une couleur verte apparaîtra en cas de conduite propre ou écolo avant de virer au bleu dans les grosses phases d’accélération. C’est même un petit jeu qui vous encouragera à respecter l’environnement. Un trophée apparaîtra à chaque démarrage si vous êtes un champion de la conduite écologique. La Honda Insight II Hybride low cost est plus à l’aise en ville. Son couple moteur limité à 200 Nm dès 4500 tr/mn et sa boîte de vitesse peut réactive ne font pas d’elle une grande routière. Elle atteint tout de même les 186 km/h en vitesse maximale. Bénéficiant d’une bonne accélération en dessous des 80 km/h, elle réussit tant bien que mal les tests d’usage, mettant 12.6 sec pour atteindre les 100 km/h. La Honda Insight II, Hybride low cost est une voiture qui s’adresse aux propriétaires de berline compact qui veulent faire preuve d’engagement écologique en choisissant une voiture d’un autre genre, avec des émissions de seulement 101g de Co2 au kilomètre. Elle est aussi une bonne alternative pour ceux qui sont réfractaires au diesel mais qui veulent limiter leur budget de carburant.

Louer une voiture de luxe

Jeudi 8 octobre 2009

Qui n’a jamais rêvé d’être au volant d’une belle sportive italienne, d’une luxueuse américaine ou d’une splendide allemande? Actuellement, c’est chose possible puisque d’innombrables agences entreprennent dans le secteur de la location de voitures qualifiées de « luxe ». Diverses occasions méritent cette location telles que les mariages, la venue d’une importante personnalité ou VIP ou tout simplement, histoire de se faire plaisir et pourquoi pas en profiter pour fanfaronner un peu. L’exemple concret illustrant ces propos est l’existence d’environ une vingtaine d’agences de location de voitures luxueuses rien que sur Paris. Les services qui sont proposés diffèrent d’une agence à une autre, ainsi que les modèles de voitures de luxe disponibles. Certaines entreprises ne proposent que des coupés italiennes, telles que la Ferrari F430, la Maserati Sport GT ou la Lamborghini Gallardo et Diablo. D’autres se spécialisent dans les Allemandes telles que les BMW série 6 ou 3 et les Mercedes classe S. Certains loueurs optent pour les luxueuses américaines comme les Hummer, les Lexus ou les grosses Limousines. Les Anglaises ne sont pas négligées puisque certaines agences disposent également de marques de luxe telles que la Bentley, la Rolls Royce ou l’Aston Martin. Des sociétés de location de voiture de luxe proposent en général toutes ces marques, cependant elles se limitent aux modèles disponibles car ne disposant pas de ces séries dans son intégralité. Il arrive fréquemment que le modèle soit proposé mais est déjà pris par un autre client. A ce moment, le mieux est de bien se renseigner et d’effectuer une réservation deux à trois semaines à l’avance. Les avantages de la location sont nombreux par rapport à la possession de voiture de luxe. Ce concept affranchit les locataires des contraintes fiscales et des assurances, des prix exorbitants des pièces et des entretiens du véhicule ainsi que de la dépréciation des véhicules d’exception. Autant d’inconvénients qui sont inséparables à la qualification « de luxe » de la voiture. Dans le secteur de la location de voiture de luxe, il existe deux types d’agences: les loueurs classiques et les loueurs-club. La première propose des formules ordinaires, c’est-à-dire la location pendant une durée déterminée, moyennant une certaine somme. La seconde offre l’opportunité d’avoir accès librement aux modèles en contre partie d’une participation forfaitaire. Le principe est simple: le locataire devient membre du club après s’être affranchit du tarif d’abonnement et dispose d’un quota de points qui vont servir lors des utilisations des voitures. A chaque fois que ce membre utilisera une voiture qui constitue le parc du club, des points lui seront retirés en fonction du nombre de jours pendant lequel il roulera sur cette dernière ainsi qu’en fonction des modèles choisis. Cette formule est assez avantageuse dans la mesure où le locataire n’est pas restreint par le délai de location ni par la disponibilité des modèles. Il devra néanmoins savoir bien gérer ses points sous peine de devoir repayer un autre forfait. Les conditions de location varient d’une entreprise de location à une autre, mais en règle générale, sont basées sur les principes ci-après. Premièrement, le locataire doit être âgé au minimum de 21 ans, une condition qui peut varier selon les modèles et peut aller jusqu’à 28 ans voire la trentaine. Ce dernier doit disposer d’un permis de conduire valable et réglementaire, possédant une ancienneté minimum de 2 à 3 ans selon les agences. Les véhicules mis à la disposition des locataires ne peuvent être utilisés à des fins commerciaux, dans des compétitions et conduits par des personnes dans des états anormaux. Les clients s’engagent à respecter la capacité de la voiture et à respecter les consignes de sécurité du véhicule, tels que l’activation de l’anti-vol ou le rabaissement des capotes pour les coupés. L’utilisation des voitures louées connaît une limite géographique. Ainsi, le mieux est de se renseigner pour éviter toute mésentente. Les différentes contraventions seront aux frais du locataire ainsi que les réparations en terme d’équipements ou d’accessoires. Certaines agences garantissent une couverture contre les dégradations et les vols par voies des assurances. D’autres par contre les facturent directement aux frais du client. Le locataire s’engage à rendre le véhicule dans l’état exact qu’il l’a trouvé lors de la location, excepté en terme de kilométrage et de pneus. Néanmoins, une usure marquante entraînera une facturation. Différentes autres clauses portées sur le paiement, la prolongation de la location ou concernant les carburants sont également stipulées dans les conditions de location. Aussi, avant de se lancer au volant d’une sportive, mieux vaut d’abord bien cerner le contenu des contrats.


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