Taux d’émissions de CO2 toléré pour les voitures?
Mardi 2 juin 2009Les voitures non polluantes pourraient-elles envahir les rues et les routes? Difficile d’atteindre cet idéal avant l’épuisement des énergies fossiles et l’adoption des énergies propres préservant l’environnement. Les moteurs
à combustion ont été parmi les facteurs d’accélération de la dégradation de la planète ces cent dernières années. L’heure est à la prise de conscience collective pour limiter la pollution par les voitures. On ne peut pas se passer de ces dernières en raison d’un mode de vie contemporain qui nécessite un mode de déplacement particulier. En attendant que toutes les voitures en circulation fonctionnent avec une énergie autre que le pétrole, ce qui risque de ne pas arriver assez tôt, les pays et les Etats prennent conscience de la nécessité de ralentir la pollution par le gaz carbonique. Combien devrait être le taux d’émissions de CO2 toléré pour les voitures ? Quelle décision politique le gouvernement prend-t-il pour appliquer une mesure économique de manière à préserver l’écologie ? Le débat est à la fois politique, économique et écologique. Sur le plan politique, il y a la vulgarisation des véhicules électriques et hybrides ainsi que la dissuasion sur les
achats de voitures polluantes. Le taux d’émission de Co2 toléré est suggéré par une mesure économique qu’est le système de bonus et malus écologique. Le seuil de tolérance qui est une sorte de compromis pour déclarer qu’une voiture n’est ni verte ni polluante est donc estimée entre 131 et 160 g de gaz émis au km. En deçà de 130, c’est le bonus écologique. La voiture idéale sur le plan écologique émettrait moins de 50g/km. C’est possible pour les petites voitures à faible motorisation mais les constructeurs ne se bousculeront pas sur un segment de marché qui ferait gagner les consommateurs avec un bonus de 5000 euros à la clé. Le plus réaliste serait le taux d’émission de 60g à 100g/km récompensé par un bonus de 1000 euros. La plupart des voitures légères sont éligibles pour un bonus de 700 euros avec des émissions de Co2 de 101 à 120g/km. Au-delà de ce taux, le
bonus est réduit à 200 euros. Globalement, on peut donc estimer que le taux d’émissions de Co2 toléré pour les voitures se situe entre 60 et 120 g/km. Pour les voitures plus polluantes, l’intolérance de l’Etat n’est pas un secret. Les malus à payer par l’acheteur sont beaucoup plus élevés : 750 euros à 200g/km, 1500 euros à 250 g et 2500 euros à plus de 250g. Pourtant, le système bonus-malus devrait encore trouver un meilleur moyen d’arriver à s’autofinancer. En effet, l’Etat doit combler un vide de plus de 250 millions d’euros en un an. La raison en est qu’il y a beaucoup plus de bonus que de malus. Ces derniers concernant essentiellement les grosses cylindrées et les autres voitures de luxes, l’écart entre les sommes affectées se justifient. Par conséquent, le taux d’émissions de Co2 toléré pour les voitures devrait encore baisser. De
120 g/km, l’on pourrait descendre à 105g pour encourager les constructeurs et les acheteurs à trouver un meilleur compromis puissance/pollution. Les voitures de petites cylindrées
reviennent en force en ce moment. Elles répondent au besoin de confort et de puissance de l’automobiliste tout en se souciant du taux d’émissions de Co2 toléré. La course à la petite motorisation a donc été engagée. Cette prise de conscience prend aussi compte du décalage entre l’usage et la faculté du produit. A quoi servirait de construire ou d’acheter une voiture pouvant rouler à 300 km/h si les limitations de vitesse sont fixées à 130 km/h? D’autre part, la mode de la voiture moins puissante et moins chère n’est pas seulement en rapport avec le taux d’émission de Co2 mais est aussi une réponse à la crise économique qui touche l’industrie de l’automobile. La France est ainsi l’un des pays qui s’engage le plus sur le plan politique en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est une bataille à long terme mais qui se doit d’être livré sans attendre. D’ici 2050, l’hexagone devra réduire de 75% ses émissions de Co2 pour être en accord avec la responsabilité collective en matière de sauvegarde de la planète. D’ici là, l’étau va se resserrer sur l’énergie fossile. Le taux d’émissions de Co2 toléré pour l